CHINON de MAI

Octobre 2011

Narthex et alcôves de la Collégiale Saint Mexme
Sur une invitation de Dominique Marchès

Crédits photos S0. Huret et J. Legrand






Colonnes de 1,90m à 2,80m de haut en verre assemblé et collé
Assistée de : Michèle Yvars, Christophe Simpère, Dexi et Yuching et l'équipe de la Ville de Chinon


Le Granit et la Savoureuse

Galerie Le Granit - Scène Nationale de Belfort

6 mai au 20 juin 2011

Le Granit et la Savoureuse, -le Théâtre et la rivière-, un titre qui semble sonner comme la promesse d’une fable ébauchée par Julie Legrand lors de sa première venue à Belfort : Une rêverie autour de la pierre et du verre, de l’immobile et du sensuel, de la perma- nence et du traversant. « La question de l’échelle, du grand au petit, du simple au démultiplié. La question de l’exposant en somme, celle de la couleur - les rouges, roses, les violets les prunes les parmes, l’inté- rieur de la bouche, les oranges les tendres - et celle du souffle, de l’abandon et de la satiété »



Au fil des mois, en parallèle de projets d’exposition (multiples) qu’elle a menés, son projet d’installation à la Galerie a continué à se structurer mentalement, sensoriel- lement, sensiblement –sans que rien ou presque ne nous parvienne– comme si un secret était à garder, à préserver, comme si les doutes, les questions ne pouvaient se partager au fil des jours. Absente, Julie – Que fait donc Julie Legrand ? Elle travaille. A quoi rêve t-elle ? à la transparence, aux reflets, à la couleur, aux deux conjuguées. Où voyage-t-elle ? Quelles traver-sées de quels paysages ? Julie travaille. Elle collecte, sculpte, assemble, fabrique, emboîte les matériaux les plus divers et hétéroclites –fils, liens, silicone, verre, éponge pierre, rubans, miroirs, tuyaux, pierres...– pour réaliser des pièces aussi fragiles qu’imposantes qui nécessitent toujours une élaboration de longue haleine, minutieuse, exigeante, autant dans l’atelier qu’au montage –une pièce n’a-t-elle pas pour titre Jamais finie–.



Dans le travail de Julie Legrand, si le corps n’est que très rarement représenté, il demeure cependant prégnant dans ses matières, ses flux, ses blessures, ses sensualités, ses cicatrices, ses mémoires, évoqué dans ses structures et fonctionnements. L’architecture traversée comme un corps, par la question du souffle sans cesse -une tension corporelle et mentale constantes, dans les procédés, les rencontres et les interactions en même temps qu’une joyeuse et extrême incongruité au centre de «l’île».
Monique Chiron



Et quand je l'ai arraché, c'est toute la vie qui est venue avec, 5,5m, verre filé rouge non recuit


Portrait au tabouret, fauteuil Tam Tam, éponge, verre transparent et verre filé noirBuller enfin, Vase, pierre et verre soufflé

Au plafond : Début de La marelle, tuyau PE et dibbon mirroir
Zone des pierres : Résurgences noires, pierres, verre soufflé, tuyaux plastique, miroir


Vases Communicants





Vases communicants a été réalisée à l'occasion d'une commande par le Fonds d'Art Contemporain de la ville de Gentilly. Il s'agit d'une oeuvre installée de façon pérenne, qui articule les espaces d'entrée et d'accueil de la médiathèque.

Vases Communicants joue avec l'architecture conçue par le cabinet parisien Richard et Schoeller, ses volumes et ses espaces en plateau. L'installation de Julie Legrand fait écho de manière renversante aux échanges de savoirs favorisés par la médiathèque tout en s'inspirant de la thématique de l'eau et du flux, liée au passage de La Bièvre sous le bâtiment.

Cette oeuvre a été commandée à Julie Legrand suite à l'exposition "Sens dessus dessous" réalisée en 2009 au service culturel de Gentilly.